Pascal Levy / Panthéon-Sorbonne
Étudiant

À la découverte de la thèse

La journée de la thèse, organisée par l’École doctorale de droit de la Sorbonne (EDDS), s’est tenue le mardi 18 novembre, dans la salle 6 du centre Panthéon. Cet événement a permis aux étudiantes et étudiants d’explorer le parcours doctoral. L’objectif était de comprendre les exigences d’une thèse, de découvrir les dispositifs proposés par l’école doctorale et d’écouter les témoignages de jeunes docteures.

Olivier Renaudie, directeur de l’EDDS, a ouvert la rencontre en présentant les nombreuses opportunités aux futurs doctorants. Aux côtés de Pierre Bonin, professeur d’histoire du droit et délégué aux thèses, il a rappelé l’existence des aides, les financements et les bourses destinés à soutenir les projets de recherche.

Comprendre le cheminement du doctorat

Les directeurs des départements ont ensuite décrit les réalités du travail doctoral. Jean-Christophe Barbato, directeur du Département international et européen, a souligné que la thèse est « un parcours personnel qui suit des étapes. » Il a encouragé les étudiants à adopter une discipline d’écriture en insistant sur l’importance de rédiger régulièrement. « Mettez-vous à écrire… L’écriture est la partie la plus importante. La thèse est un dialogue scientifique, il faut lire, échanger et discuter », a-t-il expliqué. Pour Thomas Clay, directeur du département de droit privé, le doctorat est également une aventure intellectuelle qui façonne la pensée : « Une thèse, à quoi ça sert ? Quand on progresse, nous devenons plus intelligents. »
Enfin, Marie Gren, directrice du département de droit comparé, a mis l’accent sur l’éthique du chercheur. Selon elle, « l’originalité est difficile en droit. Elle réside dans votre lecture d’un sujet déjà étudié. Il faut une honnêteté intellectuelle. »

Trois thèses en quatre-vingts secondes

La rencontre s’est poursuivie avec un exercice de synthèse, chaque docteure disposait de trois minutes pour présenter ses travaux.
Lucie Havard, docteure en droit public, a exposé sa recherche sur la place du débat dans l’élaboration de la loi sous la Ve république.
Fatma Amira Abdellah, docteure en droit privé, a ensuite présenté sa thèse consacrée aux fonctions de l’exequatur des sentences arbitrales. Elle a évoqué la satisfaction profonde d’être allée au bout de travail. « Achever une thèse, c’est se sentir maître du temps, inscrire son savoir loin des banalités de l’oubli. »
Enfin, Lara Tartour, docteure en droit public, a résumé sa recherche portant sur les établissements publics nationaux. Elle a rappelé la richesse du patrimoine institutionnel français et affirmé avec enthousiasme, « Dans nos réserves nationales, nous avons des trésors et nous allons aussi en faire partie. »

Pascal Levy / Panthéon-Sorbonne

Un temps d’échange pour s’inspirer

La rencontre s’est achevée par un temps d’échange durant lequel les participants ont posé leurs questions sur l’organisation du travail, la relation avec les directeurs de thèse, les possibilités de financements ou encore les difficultés rencontrées. Cela a permis de mieux comprendre les attentes du doctorat et de montrer que derrière chaque thèse se trouvent un engagement personnel, une démarche intellectuelle rigoureuse et la volonté de contribuer au débat scientifique.

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